Les enjeux économiques liés au développement de l'éducation et de la formation occupent les experts depuis un certain nombre d'années. L'arrivée des TIC, leur intégration à des fins pédagogiques et organisationnelles dans les dispositifs de formation a fait naître certains espoirs quant à une diminution globale des coûts. Animateurs Monique Benally - Responsable de l'ingénierie de formation du groupe BNP Paribas Gilles Freyssinet - Directeur du Préau, CCI de Paris La modernisation de la formation, suivant en cela le phénomène général de modernisation de l'industrie et des services, générerait ainsi une diminution des coûts unitaires. Du côté des entreprises où les directions des ressources humaines s'inscrivent de plus en plus dans des logiques de rationalisation, de relations de type clients fournisseurs pour être plus rentables, une telle hypothèse est évidemment bien reçue. Du côté des prestataires (de "e-learning") également, pour lequel, une telle hypothèse, transformée en affirmation, constitue un argument commercial de poids. Ainsi, la question de l'économie des dispositifs de formation, envisagée selon les cas sous l'angle des coûts ou sous celui de la rentabilité de l'investissement, apparaît de manière récurrente dans les médias "spécialisés", dans les salons et autres conférences centrées sur la Formation Ouverte et à Distance, la e-formation ou le "e-learning". L'atelier 2 animé par Michel Diaz et Philippe Joffre , en compagnie de Monique Benailly, responsable du service ingénierie de la formation du groupe BNP-Paribas et Gilles Freyssinet, directeur du Préau, se proposait donc d'apporter quelques éclairages en tentant de dépasser les (encore trop nombreux) discours caricaturaux. Exercice périlleux s'il en est car il n'existe pas encore suffisamment de dispositifs significatifs pour que l'on puisse espérer modéliser quoi que ce soit ou bien encore tirer des lois générales sur le sujet. Les entreprises, grands comptes y compris, sont encore quelque peu frileuses pour mettre en œuvre ce type de dispositifs compte tenu des investissements importants à réaliser en amont. Selon la dernière enquête réalisée par l'OFEM en collaboration avec le Préau, la CCIP, Algora et PricewaterhouseCoopers, 73 % des entreprises consultées déclarent ne pas avoir recours à ces nouvelles modalités de formation.
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