COULON Arnaud, RAVAILHE Michel (contributeur externe) - mai 2002 -
arnaud.coulon@algora.org -
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Introduction Depuis
quelque temps des chiffres et des affirmations contradictoires
circulent sur la dimension économique de la FOAD ou
du "e-learning" : tantôt considérés
comme source d'économies importantes, tantôt
sources de surcoûts tout aussi importants. Ces affirmations
ne résistent évidemment pas à l'analyse,
dans la mesure où elles ne reposent jamais sur des
faits suffisamment analysés et avérés.
Il
nous est apparu de ce fait qu'on ne pouvait continuer de se
désintéresser de la question. La difficulté
était d'engager des investigations à notre mesure
et une réflexion en pas en pas.
C'est pourquoi nous avons cherché établir des
ponts avec d'autres opérateurs qui s'intéressaient
à cette question et cela a abouti à une coopération
avec Le Préau, l'OFEM
(CCIP) et PricewaterhouseCoopers.
Celle-ci s'est déclinée en trois opérations
:
une
analyse documentaire réalisée par le Préau
;
une
étude quantitative réalisée par l'OFEM
sur les attentes des entreprises sur la question des coûts
;
le
présent travail sur l'analyse des coûts de
la FOAD réalisé par Algora.
Méthodologie
Notre
hypothèse de départ concernant ce travail était
que la question des coûts et retour sur investissement
appliquée à la FOAD était par trop complexe
pour faire l'impasse d'un premier tour d'horizon de la question.
Ce premier tour devait nous permettre d'une part, de réaliser
une étude critique sur un certain nombre d'écrits
concernant la problématique des coûts et d'autre
part de réaliser plusieurs monographies de dispositif
de FOAD afin de les décortiquer, d'en établir
le compte de résultat et donc de définir leurs
coûts. Nous savions que la tâche serait ardue
et que les objectifs étaient ambitieux. Nos premières
investigations sur le terrain nous l'ont confirmé.
En effet, nous apportons ici davantage de questions que de
réponses. En outre, il nous a fallu à deux reprises
revoir notre plan de travail et cela pour plusieurs raisons
:
une
sous-estimation de la complexité et de l'étendue
du champ couvert par notre sujet ;
des
terrains difficiles dans la mesure où pour l'entreprise
le dispositif n'était pas encore dans une phase opérationnelle
et où pour l'université, une certaine inertie
liée à des bouleversements internes est venue
perturber le déroulement de notre mission ;
l'impact
de nos investigations a été non négligeable
; porter un regard critique sur la structure des coûts,
c'est d'abord s'interroger sur des modèles organisationnels,
des pratiques professionnelles, des modes de management
…, et ensuite, implicitement parfois les remettre en
cause. Il nous a fallu faire preuve de prudence et prendre
en considération les résistances.
Nous
avons donc changé une première fois notre fusil
d'épaule en ramenant notre échantillon initial
de six à trois cas tout en conservant la segmentation
entreprise/université/organismes de formation. Notre
objectif n'était pas d'aborder la question de l'investissement
et de la rentabilité. Toutefois, pour les raisons évoquées
ci-dessus, nous avons abouti à un document de cadrage
qui aborde cette question essentielle.
Nous
avons donc abordé la formation (FOAD) sous deux aspects
: comme une dépense en cherchant à la caractériser
et à la mesurer de façon la plus exhaustive
possible, mais aussi comme un investissement dans la partie
la plus théorique du document.
Nous avons conservé la segmentation initiale mais sur
un échantillon plus restreint de trois cas. Le regard
que nous portons, avec comme fil conducteur la question des
coûts, se situe à trois niveaux :
en
amont du dispositif (l'entreprise) lorsque la question de
l'investissement se pose ;