Avertissement Les 14 et 15
janvier 2004, sur le site du CNPR (Centre National de Promotion Rurale) à
Marmilhat, plus d'une centaine de professionnels de l'enseignement agricole se
sont réunis pour débattre de la formation ouverte et à distance. Cet article est
initialement paru dans le n° 630 de la Lettre Algora daté février 2004, publié
sous forme d'encart mensuel dans la revue INFFO
Flash L'émergence des FOAD dans l'enseignement agricole est le fruit de trois évolutions concomitantes :
Cette triple évolution est le fruit d'initiatives développées aux niveaux local, régional et national. Pour les CFPPA, la FOAD représente, par la diversification de leur offre, une orientation stratégique, une condition de pérennisation des structures, face à la baisse de la population agricole. Toutefois, les dispositifs créés sont encore trop souvent isolés et mal connus, les compétences sont diversifiées mais dispersées et les partenariats peu actifs par crainte de la concurrence. L'hétérogénéité des centres et les disparités entre les régions freinent une mutualisation efficace des ressources et des dispositifs. Le niveau régional de l'enseignement agricole devrait favoriser une coordination des initiatives locales, relayées par les établissements nationaux (CNPR et CNERTA en particulier) . Mais, les CFPPA ne font pas systématiquement appel aux niveau régional et national, par réflexe d'autonomie, par défiance ou plus simplement par méconnaissance des appuis et accompagnements qu'ils peuvent y trouver. Une meilleure collaboration, exemptée de vieux réflexes jacobins ou au contraire autarciques est aujourd'hui indispensable pour mutualiser et valoriser les compétences des trois niveaux ; c'est une véritable mutation culturelle qui est à opérer. Le contexte législatif incite fortement à une structuration de l'offre de FOAD en réseau. Le projet de loi sur le développement des territoires ruraux réaffirme la place des établissements d'enseignement agricole dans le monde rural. Leur maillage sur le territoire, leur mission traditionnelle d'animation locale, la dimension humaine de l'appareil, font de ce réseau un interlocuteur privilégié pour mettre en place des centres de proximité. Quant au projet de loi sur la formation, il souligne les atouts du " savoir vert ", à la fois pour l'aspect fortement professionnalisant de ses formations, ses liens avec les branches et les entreprises et pour ses compétences pédagogiques, en particulier en matière d'accompagnement individuel. L'étendue de son offre de formations, par une approche " du champ à l'assiette ", est un troisième atout. De tous ces constats, il ressort que l'émergence et le développement de la FOAD auront des vertus structurantes pour l'appareil à condition :
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