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 Les formations ouvertes et à distance de l'enseignement agricole à l'heure du réseau

ROYER Monique (contributeur externe) - avril 2004  - contact@algora.org -


Les 14 et 15 janvier 2004, sur le site du CNPR (Centre National de Promotion Rurale) à Marmilhat, plus d'une centaine de professionnels de l'enseignement agricole se sont réunis pour débattre de la formation ouverte et à distance.


A voir aussi

CNPR :
http://www.educagri.fr/cnpr/




Avertissement
L'article présenté ici est signé Monique Royer, chargée du développement des formations ouvertes et à distance à l'ENILIA (Ecole Nationale des Industries Laitières et des Industries Agroalimentaires.

Les 14 et 15 janvier 2004, sur le site du CNPR (Centre National de Promotion Rurale) à Marmilhat, plus d'une centaine de professionnels de l'enseignement agricole se sont réunis pour débattre de la formation ouverte et à distance.
A l'invitation de leur direction de tutelle du ministère de l'Agriculture, il s'agissait de dresser un bilan des actions précédemment conduites, puis de formaliser les principes et organiser les bases nécessaires à la définition d'une organisation commune des formations ouvertes et à distance dans la formation professionnelle continue et d'apprentissage agricoles. Tirer partie de l'expérience acquise, mobiliser et créer des ressources pédagogiques, organiser et mutualiser les compétences, réaliser des ingénieries pédagogique, technologique et financière..., tels sont les enjeux à relever pour l'enseignement agricole, de façon forte, lisible et durable, dans le nouveau paysage de la formation professionnelle française.

Cet article est initialement paru dans le n° 630 de la Lettre Algora daté février 2004, publié sous forme d'encart mensuel dans la revue INFFO Flash



Des dynamiques locales au réseau : la génèse des formations ouvertes et à distance agricoles

L'émergence des FOAD dans l'enseignement agricole est le fruit de trois évolutions concomitantes :

  • l'individualisation s'est développée au cours des quinze dernières années en réponse à une demande hétérogène. Elle a été stimulée par les dispositifs par unités capitalisables. Les centres de ressources, près de 122 à ce jour, ont constitué un support de réalisation et d'innovations pédagogiques. Cette évolution, au plus près de la demande, émane principalement du niveau local. Elle a été encouragée par la DGER avec les programmes PNI (Programme National d'Individualisation) et PRIMO (1) ;

  • les formations à distance traditionnelles, dispensées principalement par le CNPR, ont également réagi à la mutation de la demande en visant une meilleure réponse d'un point de vue qualitatif ;

  • les technologies de l'information et de la communication se sont imposées. Elles ont permis le développement d'outils techniques et de ressources éducatives, créés et mis en œuvre par le CNERTA (Centre National d'Etudes et de Ressources en Technologies Avancées). Parallèlement, pour les apprenants, l'utilisation des technologies éducatives a constitué un nouveau facteur de motivation. Du côté des formateurs, les résistances se sont amoindries et l'équilibre entre le tout " papier-magistral " et le tout technologique a été trouvé.

Cette triple évolution est le fruit d'initiatives développées aux niveaux local, régional et national. Pour les CFPPA, la FOAD représente, par la diversification de leur offre, une orientation stratégique, une condition de pérennisation des structures, face à la baisse de la population agricole. Toutefois, les dispositifs créés sont encore trop souvent isolés et mal connus, les compétences sont diversifiées mais dispersées et les partenariats peu actifs par crainte de la concurrence. L'hétérogénéité des centres et les disparités entre les régions freinent une mutualisation efficace des ressources et des dispositifs. Le niveau régional de l'enseignement agricole devrait favoriser une coordination des initiatives locales, relayées par les établissements nationaux (CNPR et CNERTA en particulier) . Mais, les CFPPA ne font pas systématiquement appel aux niveau régional et national, par réflexe d'autonomie, par défiance ou plus simplement par méconnaissance des appuis et accompagnements qu'ils peuvent y trouver. Une meilleure collaboration, exemptée de vieux réflexes jacobins ou au contraire autarciques est aujourd'hui indispensable pour mutualiser et valoriser les compétences des trois niveaux ; c'est une véritable mutation culturelle qui est à opérer.

Le contexte législatif incite fortement à une structuration de l'offre de FOAD en réseau. Le projet de loi sur le développement des territoires ruraux réaffirme la place des établissements d'enseignement agricole dans le monde rural. Leur maillage sur le territoire, leur mission traditionnelle d'animation locale, la dimension humaine de l'appareil, font de ce réseau un interlocuteur privilégié pour mettre en place des centres de proximité. Quant au projet de loi sur la formation, il souligne les atouts du " savoir vert ", à la fois pour l'aspect fortement professionnalisant de ses formations, ses liens avec les branches et les entreprises et pour ses compétences pédagogiques, en particulier en matière d'accompagnement individuel. L'étendue de son offre de formations, par une approche " du champ à l'assiette ", est un troisième atout.

De tous ces constats, il ressort que l'émergence et le développement de la FOAD auront des vertus structurantes pour l'appareil à condition :
  • de renforcer l'identité de l'enseignement agricole, de rendre lisible son offre de prestations ;

  • d'optimiser les moyens en mutualisant les ingénieries, les ressources et les compétences ;

  • de développer les capacités de développement en région.
Pour répondre à ces trois conditions, la DGER a publié en décembre une note de service déclenchant le processus de constitution d'une organisation collective, clairement d&eacut


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