Cet article est initialement paru dans le n° 632 de la Lettre Algora daté mars 2004, publié sous forme d'encart mensuel dans la revue INFFO Flash Ces évolutions du contexte sont en effet autant d'opportunités pour développer la formation ouverte et à distance de manière significative dans toutes les régions. Les participants se sont attachés à en analyser les enjeux afin d'adapter l'offre des GRETA dans ce domaine. Les regroupements inter-académiques, notamment, initiés depuis quelques années, apparaissent comme un élément de structuration particulièrement efficace. La journée du 4 février a permis de relever les nombreuses expériences engagées par les GRETA en matière de formation ouverte et à distance. Plus ou moins mises en valeur selon les académies, ces initiatives intègrent une certaine logique de continuité dans les réflexions et les actions entreprises avec différents organismes et à différents niveaux. Cette logique, qui s'opère dans les regroupements inter-académiques, entre le niveau national et régional et également entre des niveaux inter-régionaux, n'est en rien remise en cause par le nouveau paysage dessiné par la décentralisation, comme l'atteste l'engagement des GRETA dans le programme FORE II (1). Au-delà des adaptations au contexte, c'est en effet le terme de continuité qui qualifie le mieux l'état des réflexions à l'issue de cette journée. Les initiatives sont en effet nombreuses et les expériences avérées et déjà pérennes sont le socle incontestable sur lequel s'appuieront les développements à venir. On constate une "montée en puissance" des actions proposées et la difficulté réside plus dans la communication sur ce qui se fait que dans la pénurie d'expériences significatives. Chaque académie développe en effet sa propre stratégie d'affichage en matière de formation ouverte et à distance ; c'est pourquoi, même si les initiatives sont partout nombreuses, elles ne sont pas toutes affichées de la même manière et il est difficile de faire un état des lieux exhaustif en la matière. Pour certaines académies, la formation ouverte et à distance est une modalité parmi d'autres et n'est pas particulièrement mise en avant ; pour d'autres en revanche, le caractère innovant de cette modalité mérite un traitement particulier en terme de communication, et les sites d'information la font apparaître plus directement. La multiplicité des approches en terme d'information rend donc impossible la réalisation d'une base de données nationale commune de l'offre de formation ouverte et à distance. Pour autant, un site national des formation ouverte et à distance verra le jour prochainement, sur lequel seront mises en avant les expériences de chaque académie dans le domaine, de manière à illustrer la diversité et la richesse des approches. La continuité a également été évoquée au niveau plus politique par France Delagenière, chef de la mission marché de la formation à la DGEFP, qui a explicité dans son intervention les perspectives concernant les politiques de l'Etat relatives à la formation ouverte et à distance, intégrant le nouveau cadre introduit par les décisions de décentralisation. Qu'il n'y ait pas, dans la réflexion en cours sur les transferts des compétences de l'Etat vers les régions, d'article spécifique sur la formation ouverte et à distance (et, du reste, il n'y a pas de raison d'opérer une segmentation qui partagerait la formation "ordinaire" régionalisée et la FOAD qui ne le serait pas), ne signifie pas pour autant que l'Etat se désintéresse de l'évolution de l'offre et des pratiques de formation professionnelles, de l'usage des technologies en formation et plus globalement de l'innovation en formation. En témoigne, le maintien, prévu dans le projet de loi de finances 2005, de la ligne FORE, dans sa composante "Points d'accès à la téléformation" -(p@t), et dans sa composante "Naviguer Sur Internet". Les GRETA qui se sont mobilisés dès la mise en place de FORE I il y a dix ans, attendaient ces précisions qui confortent leur engagement dans FORE II. Continuité encore entre l'échelon régional, où les correspondants contribuent à la mise en oeuvre de projets partenariaux et l'implication, au niveau national, de la DESCO dans les réunions interministérielles (travail, industrie, éducation nationale et agriculture), visant au développement concerté de la e-formation. Autre élément de
continuité, le renforcement des échanges entre deux réseaux de l'éducation
nationale : celui des conseillers aux technologies de l'information et de la
communication dans l'enseignement auprès des recteurs, chargés de promouvoir
l'usage des technologies dans l'éducation au sens large (Formation
Initiale/Formation Continue) et celui des correspondants académiques des DAFCO.
Une journée de travail commune à ces deux réseaux serait opportune. Une telle
initiative consoliderait le rapprochement de la sous-direction des technologies
de l'information et de la communication (SDTICE/DT) et de la sous- direction des
formations professionnelles (DESCO). La présentation au cours de la journée par
Jean Paul Bellier, chargé de mission au bureau TIC pour l'enseignement scolaire
à la DT, de la nouvelle organisation de la SDTICE, augure bien d'un
rapprochement qui se manifeste. Cette dernière initiative est à l'image de la nouvelle dynamique observée depuis quelques années. Des regroupements inter-académiques se mettent en place, à l'instigation d'acteurs de terrains, ayant pris conscience de la nécessité de mutualiser pour être plus efficace et pour amortir les coûts d'investissements nécessairement élevés liés au développement de la formation ouverte et à distance. Par un effet boule de neige, ces initiatives locales sont ensuite reprises dans un cadre &eacu
|
